Intégration des données

Quadrige regroupe les trois principaux réseaux de surveillance de la qualité du milieu marin littoral participant à la DCE à savoir :

  • Le REPHY : RÉseau de surveillance du PHYtoplancton et des phycotoxines,
  • Le REBENT : RÉseau BENThique, concernant les données sur le benthos (invertébrés et végétation autre que phytoplancton),
  • Le ROCCH (ex RNO) : Réseau d’Observation des Contaminants CHimiques de la qualité du milieu marin,

On y trouve aussi plusieurs réseaux de surveillance régionaux, des réseaux à vocation de surveillance sanitaire tels que le REMI (Réseau Microbiologie) ou des réseaux opérés par des partenaires dans un but précis (Réseau des Ports Maritimes par exemple).

Le système est constitué d’une base de données, données observées sur le terrain, qui est centralisée à Brest. Il s’appuie sur des référentiels qui sont partagés aux niveaux national et international. Il permet de saisir la donnée manuellement, de façons automatisée (exemple : pied à coulisse pour les données aquacoles) ou par importation directe de fichiers aux standards SANDRE ou Quadrilabo. L’applicatif de bancarisation permet aussi l’extraction de l’ensemble des données dites « validées » de la base de données. De nombreux outils accèdent ensuite à la base de données pour permettre l’exploitation et la diffusion de l’information qui s’y trouve.

À ce jour, la base de données atteint un volume de plus de 7 millions de résultats. Au fur et à mesure, cette banque de données est complétée et enrichie par des saisies quasiment quotidiennes pour les programmes déjà bancarisés. Sur les toutes dernières années, l’intégration de plusieurs nouveaux réseaux locaux au titre de la DCE a été effectuée :

  • RSL : Réseau de Suivi Lagunaire qui effectue un suivi à la fois biologique et chimique sur les lagunes méditerranéennes,
  • RINBIO : Réseau INtégrateurs BIOlogiques. L'objectif principal de ce réseau est l'évaluation et le suivi des niveaux de contamination chimique dans les eaux littorales méditerranéennes à partir de dosages effectués sur les moules en stations artificielles.

Pour intégrer Quadrige, il est nécessaire au préalable de structurer sa donnée et, notamment, de fournir toutes les métadonnées nécessaires. Ce travail peut être long et fastidieux, mais il est incontournable pour que la future saisie des données se fasse correctement et soit d’une qualité suffisante pour être correctement exploitée. Depuis mi 2009, beaucoup de temps et d’efforts ont été consacrés à cette structuration.

Une fois la structuration effectuée, la donnée suit un cycle de vie qui est basé sur son niveau de qualité. La diffusion de la donnée dépend de ce niveau qualité, qui regroupe trois étapes importantes :

  • Le contrôle est réalisé par le saisisseur, qui peut être un sous-traitant. Ce contrôle s'effectue après la saisie, en vérifiant la cohérence entre les données saisies dans la base et le cahier de laboratoire. Les erreurs détectées doivent être immédiatement corrigées dans la base. Cette étape peut être tracée lors de la saisie/import de données (par exemple lors de sous-traitance),
  • La validation est l'action effectuée par le producteur de la donnée qui certifie ainsi que l'opération de contrôle a été réalisée. Les données validées sont accessibles à tous les utilisateurs ayant les droits de consultation puis au grand public via l’applicatif SURVAL. Tant qu'une donnée n'est pas validée, elle n'est accessible qu'au producteur et à l’administrateur de programme,
  • La qualification est effectuée par un qualificateur avec les experts du domaine concerné. Elle attribue un niveau de qualité aux résultats. La qualification des données s'appuie sur plusieurs opérations, par exemple un dire d'expert, une pré-qualification automatique, des tests statistiques, conformité au cahier de prescription etc. La qualification peut amener à la modification de données, les données initiales devant être conservées. Un historique des qualifications (nature, motif) est tenu par le système. L’accès aux données dépend du niveau de qualification, une donnée qualifiée « fausse » ne sera en effet pas diffusable au grand public.

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